1
Commencement
MusiqueJe m'appelle Ellana Wolf .
J'ai 17 ans.
Je suis brune et j'ai des yeux verts.
D'ailleurs, c'est en partie à cause d'eux que je vais vivre chez mon père. Dan . Mon père. Qui habite à Full Moon. Une des villes les plus pluvieuses d'Amérique du Nord. Dan n'aime pas le soleil, c'est pour ça qu'il a divorcé avec ma mère qui est carrément sont contraire ! Ma mère. Sylvie.Je reposais mon stylo. Je mettais interdis d'y penser. Mais c'était plus fort que moi. Je soupirais en pensant que puisque ma mère voulait que je m'exprime dans ce journal, autant y aller franchement.
J'avais au moins irrité des yeux de Dan. ''Vert émeraude'' comme disait ma mère. Et comme disait Seth...Comme
disait Seth.
Il m'avait plaqué.
Il était parti en vacance, en Italie, était revenu avec un nouveau bronzage et une nouvelle copine.
En pensant à elle, j'eus un élan de haine.
Mais en même temps, ce n'était pas sa faute, à elle, si Seth était à tomber.
Yeux bleus, cheveux blond, teint blanchâtre, enfin jusqu'à ses vacances en Italie. Mais il n'était quand même pas aussi pâle que moi, j'étais d'une pâleur de craie. A faire peur.
Et je ne pouvais même pas mettre ça sur le compte de la maladie, je n'avais
que rarement été malade. Mais à chaque fois, j'étais clouée au lit pour minimum deux semaines et... Seth restait toujours avec moi, pour me montrer qu'il me soutenait et pour faire bonne mesure.
Un goût amer me monta à la bouche, si Seth m'avait quitté c'était à cause de ma pâleur de craie et de ma malchance. Mais surtout de ma malchance. J'étais assez souple mais maladroite, si je ne concentrais pas. Mais ma malchance, était plutôt de tomber nez à nez avec un voleur en me promenant dans les rue ou de tomber en prenant mes pieds sur du béton inégal. Mais si j'étais concentré, je n'étais jamais maladroite.
Jamais.
Ah !
Comme Nice me manquait, les boutiques avec Sylvie, les balades au clair de lune, Alice et Manon mes deux meilleur amies me manquait affreusement. Mais surtout, Seth...
Une larme coula de mes yeux et entama sa lente progression sur mes pommettes. Je m'étais fait la promesse de ne plus pleurer pour lui...
Ou à cause de lui. C'était pour ne plus le revoir ainsi que sa nouvelle copine, Eleonora, que j'avais quitté Nice.
Sinon, j'aurais commis un meurtre.
Non.
Des meurtres.
Pour me sortir de ses pensées maussades, je pensais à un moyen de castomiser ma nouvelle chambre. Puis abandonnait très vite, en pensant que je pourrais toujours le faire plus tard et surtout qu'il était trop tard pour le faire. Il était 6h30 du matin et je devais aller prendre ma douche matinal. Sous la douche, je pensais à tout ses élèves qui regarderais la nouvelle avec des yeux ébahit, s'attendant sûrement à voir une fille blonde, aux yeux bleus, bronzée... Tout mon contraire ! Je m'interdis d'y penser et essayais de me détendre chaque partie de mon corps. Après cet exercice, je sortis de sous la douche et choisis mes vêtements; j'optais pour un ensemble simple. Un jean et haut blanc. Juste avant d'enfiler mes vêtements, je décidai d'en prendre des moins banale, de toute façon on me prendrait pour une mutante. La mode au lycée Antoine Lutz, c'était d'être typé ou très bronzé, pour les filles d'être Pomme-Pomme-Girl, d'être très musclé et mince. En comparaison, j'étais pâle, je n'étais pas Pomme-Pomme-Girl, encore moins très musclé mais j'étais assez mince. Je rangeais les affaires que j'avais sorti et mis une chemise blanche avec par dessus, un pull bleu marine. Mais bien sur, avec, par contre, l'incontournable jean. Je ne savais pas comment les filles pouvaient être bronzé dans une ville où il n'y a que quatre fois par ans un semblant de soleil ! Ma mère avait sa théorie: elles partaient en vacances dans des pays chauds et humides. J'avais la mienne, elles faisaient des cures UV.
J'étais arrivé ici, seulement la nuit dernière et je haïssais déjà la ville. C'était une petite ville où le moindre potin se répétait pendant trois ans. Une ville où tous se connaissait et avait grandi ensemble. Et bien sûr c'était une de ces villes où dès qu'il y a un changement, comme un nouvel élève, les habitants doivent tout savoir de lui. Donc, il savait que j'étais française mais que je parlais couramment anglais, que j'étais venu habité chez mon père, que je n'avais pas revu depuis près de deux ans, pour une malheureuse histoire de c½ur. Vraiment, je remercie la commune, grâce à elle, j'allais encore plus facilement m'intégrer !
Déjà 7h40 ! Je descendis les marches à la volé, mon sac sur mon épaule, attrapais mon petit déjeuner en route et sortis, en prenant ma veste au passage. Je vérifiais l'heure sur ma montre, 7h45.
Je regardais, enfin, mon petit déjeuner. Une barre de céréales et une bouteille d'eau. J'engloutis en 2 minutes la barre, vidais ma bouteille jusqu'à la moitié, rangeais le tout dans mon sac et filais au lycée.
Pendant que je marchais, je repensais au voyage de Nice à Full Moon qui dure quatorze heures. Quatorze heures de calvaire !
J'aperçus le lycée et me ruais à l'intérieur de l'enceinte.
Sitôt arriver, je me dirigeais vers l'accueil.
« _ Bonjour ! Me salua la secrétaire, qui s'appelait Mme. Late, à en juger par le badge agrafer sur son tee-shirt. Tu dois être Ellana Wolf, n'est ce pas ? Ne me laissant pas répondre à sa question, elle fourragea dans un tiroir jusqu'à trouver mon emploi du temps. Tiens, ne le perds pas ! Et j'espère que tu te plairas dans notre joli lycée. »
Elle avait insisté sur le ''notre'' pour me montrer que je n'étais pas la bienvenue, ou c'était moi qui devenait parano. Mon premier cours était du français, avec Mme. Maestrom. Le français était la seule matière où je
peux affirmer que je n'avais eu pendant toute ma scolarité que de bonne notes. Venait ensuite mon cours de biologie avec M. Berthan, je détestais la biologie. Sachant que si je regardais mon cours suivant la biologie je déprimerais, je fis la connaissance de mes nouveaux '' copains ''. Deux filles retinrent mon attention, parce qu'elles venaient droit vers moi. Une était brune avec des cheveux courts, qui lui arrivait au menton. L'autre était blonde et avait les cheveux qui descendait en vague douce jusqu'à sa taille. Et bien sur, toute deux étaient bronzées.
« _ Salut ! Tu es Ellana, non ? Me demanda la blonde. Je m'appelle Kate et voici Anne.
_ Salut, me salua ladite Anne.
_ Bonjour. D'où connaissez vous mon nom ?
_ Oh ! Ce n'est un secret pour personne, ici ! On parle de toi depuis trois semaines, au moins ! Répondit Kate.
_ Euh, je voudrais te poser une question mais elle est un peu indiscrète, me déclara la fille qui s'appelait Anne.
_ Vas-y.
_ D'accord, mais... pourquoi es-tu venu t'installer ici, Nice n'est pas mieux ?
_ ... Vous ne savez pas pourquoi je suis venu m'installer ici ?
_ Non, personnes ne le sait, beaucoup on demander à ton père, sauf qu'il a dit qu'il ne savait pas.
Il faudrait que je pense à remercier Dan, un jour.
Puis, la sonnerie retenti, je m'apprêtais à me diriger vers mon cours de français quand une main me retint par le coude.
_ Attends ! Tu as cours de quoi ? Me demanda Kate.
_ De français, avec Mme. Maestrom, pourquoi ?
_ Parce qu'on est dans le même cours de français, m'expliqua Anne. »
Je commençais à réellement apprécier Anne et Kate, nous pourrions devenir de grandes amies.
Nous nous dépêchâmes d'aller en cours, pour ne pas se faire coller.
2
Rencontre imprévisible
Nous arrivions en classe quelques minutes avant la deuxième sonnerie, essoufflée. Je remarquais alors dans mon emploi du temps, une fiche à faire signer par tout les professeurs. Décidément, Mme. Late voulait que je me prenne 1h de colle. Mme. Maestrom me demanda de me mettre devant le tableau et de me présenter. J'avais l'habitude, ma mère et moi déménagions très souvent avant de s'installer définitivement à Nice.
« _ Bonjour, je m'appelles Ellana Wolf et je viens de Nice, en France, expliquais-je. Je suis née en Grèce et parle couramment cinq langues. Le français, le grec, l'italien, l'espagnole et l'anglais. Mon père, Dan Wolf travaille à l'hôpital, continuais-je habitué à ce genre de présentation sauf à la dernière phrase.
_ Merci, Ellana, me remercia Mme. Maestrom. Va t'assoir à coté d'Anne et Kate. »
Je sentis que nous allions nous entendre, Mme. Maestrom et moi. Apparemment, mon professeur de français avait remarquer mon amitié pour Anne et Kate. En rejoignant ma place, je ne manquais pas de remarquer les yeux qui me lorgnaient. Je rougis. Tout ces regards me mettait mal à l'aise. On aurait dit que j'étais un nouveau jouet. A chaque déménagement c'était le même cinéma, tout le monde me lorgnais et au bout de trois semaines, pour les grandes ville et trois mois pour les petites, on m'oubliait, comme un vieux jouet. Un frisson me parcourut quand je compris que Full Moon était une petite ville, une si petite ville qu'elle n'était répertorié sur aucune carte du monde. Il n'y avait que 35 habitants dans cette ville. Je ne supporterais pas trois moi comme aujourd'hui.
Tout d'un coup, un besoins urgent de me sauver à toute jambes s'empara de moi, quand je passais près de la table de deux garçons à la peau étrangement pâle, qui était les seuls à ne pas me regarder. Ils étaient magnifique. Celui de droite était brun et avait les yeux très bleu. Celui de
gauche était blond avec des yeux bleu lui aussi. Celui de gauche me fit penser à Seth et les larmes s'accumulèrent aux coins mes yeux. Je les ravalait sans hésiter. Je demandais à Anne qui était les deux garçons au teint blanchâtre.
" _ C'est Adam et Kellan Carter. Il sont frères et ne se mélange jamais avec nous, ils restent toujours ensembles. Je ne les ai jamais vu avec quelqu'un d'autre. Ils ne s'intéressent pas aux filles, rajouta-t-elle quand elle vit que je les regardais avec une certaine fascination. »
Mme. Maestrom posa une question et interrogea le garçon qui ressemblait à Seth.
« _ Hum... Adam ? »
Ce fut celui de gauche qui répondit donc j'en déduis que celui de droite était Kellan.
Adam avait une voix très plaisante, un alto, sûrement. Je remarquais que Mme. Maestrom s'obligeait souvent à détourner son regard des deux frères si splendides.
Adam lui répondit la bonne réponse sans hésiter, bien sûr. Mme. Maestrom le remercia avec un temps de retard.
Soudain, la cloche sonna. Tout les élèves, se précipitèrent vers la porte, pour profiter un maximum de l'interclasse, à mon humble avis. Seul restait encore Mme. Maestrom, qui ne c'était toujours pas remis de la profondeur des yeux d'Adam, moi... Kellan et Adam. Ce dernier se dirigeait vers la porte. Tandis que je dirigeais vers la sortie à mon tour, Adam se retourna pour attendre Kellan, ce que je n'avais pas prévu. Je rentrais de plein fouet dans Adam, en faisant tomber tout mes livres au passage. Je me penchais pour les ramasser, quand une main blanche apparut dans mon champs de vision, celle d'Adam. Il ramassa tout mes livres, les empila et me les rendit. Je me redressais pour m'excuser et le remercier d'avoir ramasser mes affaires, quand je fis une grossière erreur. Je l'avais regarder dans les yeux, des yeux bleu claires qui me fixait avec sollicitude. Ces yeux me rappelèrent Seth et les larmes affluèrent. Je bredouillais un rapide ''désoler'' et un ''merci'' et partis me réfugier courant au toilette.
Après plus de 10 minutes à pleurer, je compris que je n'avais pas pleurer pour Seth. En tout cas, pas que pour lui. Je ne savais pas pourquoi mais en regardant dans ses yeux bleu, j'avais vu des cadavres. Des femmes. Beaucoup. Toutes ces femmes avait les yeux exorbité d'horreur et de surprise, je n'avais vu ça que quelques secondes, mais assez pour que je ressente au plus profond de moi même leur souffrance, leur peur et leur
surprise. C'était à ce moment que j'avais flanché. Je n'était pas facilement
impressionnable, ni facile à faire craquer, mais quand je craquais, je
devenais une vraie fontaine. Impossible de m'arrêter avant d'avoir pleurer
toute les larmes de mon corps. Je me repris en main, mon subconscient avait sûrement inventé cette histoire de toute pièce pour que je craque un bon coup. Pour ne pas avoir l'air d'une déterrer, je me passait un peu d'eau sur le visage et vérifiai mon reflet dans la glace. En pensant que mes yeux avait encore du prendre cette mystérieuse teinte gris perle que j'avais quand je pleurais. Ça allait, mais mes yeux était encore gris.
Je ressortis des toilettes quelques minutes avant que la sonnerie ne retentisse. Je remerciais le ciel pour ma soudaine chance et me dirigeais vers mon cours de biologie.
J'étais totalement dans mes pensées quand M. Berthan m'interrogea.
« _ Excusez-moi, je n'est pas écouté.
_ Alors, Mlle. Wolf, quel est l'organe le plus utilisé de notre système digestif ?
_ ..., le silence était pesant dans la salle.
Mais, je n'avais rien compris de ce qu'il me demandait ! Je rougissait d'embarras.
_ Excusez-moi. Je vais plus me concentrer. Répondis-je, à contre-c½ur. En rougissant de plus belle. »
Je l'entendis grommeler dans sa barbe mais n'y prêta pas attention. Il interrogea ensuite une jeune fille, un peu enrobé, qui répondait au nom de Laura. J'essayais de prêter un peu attention au cours et au prénom de
chacun, mais me perdis dans le fil de mes pensées dès que le cours repris. M. Berthan me laissa rêvasser à ma guise jusqu'à la fin de son cours. Je me dépêchais d'aller à mes deux cours suivants, qui se révélèrent être anglais et espagnole. M. Mason et Mme. Garcia me laissèrent tranquille pendant leurs cours respectifs. Le premier sachant qu'il ne m'apprendrais rien et la deuxième à peine consciente de ma présente. L'heure de la cantine arriva enfin. Anne et Kate m'inscrivirent d'office à leur table. De là, je pouvais lancer des coups d'½il vers la table des Carter sans être remarquer. En mangeant, je me glissais dans le fil de mes pensées. Puisque je sortais à 15h, chose extrêmement rare pour un lycéen, je pouvais passer dans un magasin de décoration pour acheter de quoi redécorer ma chambre. J'étais en train de me la représenter dans un style
simple, blanc cassé. Je regardais dans la direction d'Adam et de Kellan... pour finalement tomber sûr une table vide. Je cherchais Kate et Anne des yeux et remarquais qu'elles étaient en train de rassembler leurs affaires. Je leur adressais un sourire d'excuse ce à quoi Anne me sourit, elles devait, elles aussi, aimer le silence. Je me levai à mon tour et vérifiais mon emploi du temps.
J'avais Maths avec M. Rousseau. Rien que pour la matière qu'il enseignait, je savais que je le détesterais. Je me ruais en maths pour ne pas être en retard. Apparemment, les places avait déjà été attribué. Je remarquais qu'en dehors de Kate et Anne, je ne connaissais personne. Je fis signer ma fiche que m'avait donné Mme. Late à M. Rousseau.
« _ Va te placer à coté d'Adam, m'ordonna-t-il. »
Je tressaillis si légèrement que M. Rousseau ne vit rien. Je n'avais pas remarqué que Kellan et Adam était avec moi en maths. Je rejoignis ma table en baissant les yeux, pour ne pas rencontré ceux d'Adam. Nous étions placé dans la rangé du milieu, mais au fond de la classe. Kellan était placé derrière nous dans ma diagonale. Je vis Adam se déplacer de façon à ce qu'il ne soit pas complètement à gauche, mais assez pour que j'ai autant d'espace que nécessaire. Pendant que je m'installais, je vis, du coin de l'½il, Adam acquiescer vers son frère, comme si ce dernier lui avait poser une question. Mais je n'étais sûre de rien, je n'avais même pas entendus la question de Kellan. Par contre, j'entendis très nettement un grondement étouffé, si étouffé que ceux juste devant moi, n'entendirent rien. Je me retournais à temps pour regarder la source de ce bruit et fut surprise de découvrir Kellan un regard peu amène adressé à son frère. Mon étonnement fut peu à peu remplacer par de la curiosité. Pourquoi ce regard ? Surtout pour son frère ! Je croyais qu'il était unis comme les cinq doigts de la main... Pendant que je m'inventais des suppositions, le regard maintenant rivé sur Adam, celui-ci détourna la tête pour me regarder. J'allais détourner le regard quand une décharge de peur se versa comme de l'acide dans mes veines. Mon corps bougea d'un millimètre, mais je me repris avant de m'enfuir de la salle de classe à toute jambe. Pourquoi dès que je croisais le regard Adam, avais-je une décharge de terreur ? Et pourquoi mon subconscient avait-il inventé l'image des cadavres de femmes ?
Je ne comprenais rien.
Adam me souris.
« _ Bonjour, je me présente, Adam Carter, mais tu dois sûrement déjà savoir qui je suis. Tu es Ellana Wolf, non ?
_ Oui.
_ Tu dois aussi connaître mon frère. Kellan.
Ledit Kellan tourna sa tête vers nous.
Adam haussa les épaules puis gloussa. Je ne comprenait décidément rien. La pluie et le mauvais temps devait rendre fou !
Durant toute la fin du cours de maths aucun de nous deux ne parla. La sonnerie retenti. Je me dépêchais de ranger mes affaires et m'apprêtais à sortir, quand une main se posa sur mon épaule.